dimanche 4 octobre 2009

La sensibilisation dans les écoles ...


Tout en restant modeste, j'ai l'impression d'être utile dans la société québécoise par le travail que je fais actuellement. Et cela depuis plus qu'une année. Car j'interviens dans les écoles, les cégeps, les maisons de jeunes, les centres d'hébergement pour les retraités, les femmes violentées, les détenus, voire les itinérants pour faire la sensibilisation par rapport aux jeux pathologiques et aux risques associés à la consommation de l'alcool et des autres drogues. Au sujet de ces problématiques, les données ne sont pas réjouissantes pour vu que 8 pour 100 des élèves de secondaire 1 prennent du pot, 17 pour 100 ayant moins de 14 ans fument du tabac, sans parler de l'alcool dont le taux est encore plus élevé. Parallèlement, il y a 4 pour 100 des adolescents qui ont de graves problèmes de jeu.

La problématique du jeu risque de s'aggraver puisqu'on assiste impuissamment de plus en plus au phénomène de jeu en ligne qui est toutefois peu documenté. Malgré tout, les données disponibles montrent que ses adeptes seraient plus nombreux à éprouver des problèmes de dépendance que les amateurs de jeux "traditionnels", comme les loteries et les jeux instantanés (gratteux). Face à ces problèmes, il faudrait poser des actes concrets pour éviter en quelquesorte le chaos. Qu'ai-je réalisé à cet effet? Pourquoi? Mes réalisations sont-elles en lien avec ma vocation de toujours?


Originaire d'une petite ville (l'Estère) d'un pays en voie de développement (Haïti), j'avais peu de loisirs durant mon enfance. Il y existait très peu d'infrastructures, si bien que le choix des modèles était très resteint. Par contre, nonobstant le niveau socio-économique de la population de ma ville natale, je faisais partie du petit nombre de ''privilégiés'' pour avoir eu un père exerçant des fonctions bourgmestrielles. Alors, aller à l'école n'était pas au-dessus de notre portée... Dans ce lieu d'apprentissage formel (primaire), je trouvais une personne qui captivait mon esprit au point que je voulais devenir comme elle. La seule façon d'y parvenir a été d'enseigner, étant donné que je ne pouvais pas rentrer dans le sein de ma mère et prendre une nouvelle naissance.




Fasciné par ce désir, j'avais commencé à faire de l'aide aux devoirs une fois que j'ai été au secondaire. Quel sentiment de joie avais-je éprouvé! En moi le petit poisson est devenu grand. Après avoir bouclé le cycle secondaire, j'ai été admis à l'École Normale Supérieure de mon pays où j'ai été formé comme enseignant. J'ai professé l'admirable métier pendant sept ans avant de m'établir à Montréal depuis Juin 2006. En dépit du fait que j'ai laissé la mère-patrie, j'ai pas rejeté ma vocation. Ici, j'ai passé mes deux premières années à faire de l'aide aux devoirs dans le seul souci de garder contact avec le milieu scolaire qui est celui de ma prédilection. C'est vrai que jusqu'à présent je n'enseigne pas d'une manière formelle, mais par ricochet j'y suis en présentant des ateliers de sensibilisation aux élèves presque chaque jour dans le cadre de mon travail sous l'égide de la Maison Jean Lapointe. Par ailleurs, j'ai la conviction que cette flamme ne s'éteindra point, car je suis à la fin d'un DESS en Psychopédagogie, devant aboutir à la maîtrise: Question de continuer avec dynamisme et passion le domaine que j'aime tant.

1 commentaire:

  1. ici, vous avez 4 messages différents dans le même. Pourquoi ne pas produire 4 messages avec chacun un objet spécifique ?
    ainsi vous pourriez focaliser sur un aspect et développer...
    Par ailleurs, les données que vous citez viennent d'ou ? Il faudrait donner la source :-)

    RépondreSupprimer